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Assises nationales des agents du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle sur le thème "Quel service public voulons-nous ?"


21 et 22 novembre 2012 - Lieu : Bourse du travail de Paris – Salle Croizat 3 rue du Château d’eau (10ème arrdt) Métro République

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Assises nationales du ministère du travail 21-22 novembre 2012 avec programme

Les missions et prérogatives du service public du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle sont durement remises en cause depuis plusieurs années, en même temps que le droit du travail est attaqué, que la précarité et le chômage ne cessent de se développer.

Parallèlement, sous les coups de sabre de la RGPP, avec la mise en place des DIRRECTE au service du patronat, les conditions de vie au travail dans notre ministère et la santé des agents se sont fortement
dégradées ; les suicides et tentatives de suicide qui se sont répétés ces derniers mois en font la tragique démonstration.

C’est par la mobilisation des agents, que le ministre sortant a enfin reconnu les suicides de Luc et de Romain en accident de service. Il est de la responsabilité du nouveau ministre, de prendre en compte les enseignements des cahiers de doléances remis lors du rassemblement du 7 février 2012 devant la DAGEMO.

La mobilisation des agents a fait émerger des revendications fortes qui n’ont pas encore aujourd’hui de réponse : l’arrêt des suppressions d’emplois et le recrutement par voie de concours d’agents notamment de catégorie C ; l’arrêt des suppressions, des mutualisations et externalisation de missions et le retour de celles déjà transférées ; l’abandon immédiat de tous les objectifs chiffrés et de la politique d’évaluation par objectifs ; le retrait de la note sur la ligne hiérarchique de l’Inspection du travail ; l’abandon de la PFR et l’intégration de l’enveloppe servant au financement des primes pour l’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice et la revalorisation substantielle de la rémunération des agents de catégorie C, des SA, et des Contrôleurs du Travail ; le retrait de la procédure d’entretien professionnel ; et enfin, l’arrêt de la dévalorisation et la déstabilisation des agents comme mode de relations hiérarchiques.

Si la reconnaissance des accidents de service constitue une amère victoire, elle montre que la mobilisation déterminée permet de gagner. Les mails « gouttes d’eau » ont montré que les agents souhaitent continuer à s’exprimer sur leurs conditions de travail. L’administration, inquiète de ces échanges directs « hors hiérarchie », après les avoir censurés, est même allée jusqu’à menacer les agents de sanctions pénales.

De plus, alors qu’elle reconnait implicitement le caractère délétère des entretiens professionnels en annonçant leur étalement et en promettant que ceux-ci ne porteront que sur des critères qualitatifs, l’administration ne remet aucunement en cause sa politique du chiffre.

Un an après les journées de juin 2011, où les agents ont fait part de leurs doléances, les organisations syndicales proposent aux agents de poursuivre ces échanges dans des Assises Nationales les 21 et 22 novembre, précédées d’assemblées locales en septembre, pour discuter du service public que nous voulons, de ses missions, ses prérogatives, son organisation, son fonctionnement, et de la défense du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers.

Ces assises doivent être à la fois un moment d’échanges, de réflexions collectives et de propositions d’actions pour changer nos conditions de travail, redonner du sens à nos missions et renforcer ainsi pour les salariés et les chômeurs, le service public du travail et de l’emploi. Elles doivent aussi être un moment de mobilisation pour faire avancer nos revendications auprès du ministre.

La journée de septembre 2012 que nous vous proposons s’inscrit dans la perspective de la construction de ces assises votées lors de la journée nationale de mobilisation du 15 mars 2012 à la Bourse du travail à Paris qui avait réuni 300 agents La nomination d’un nouveau gouvernement après les élections présidentielles du 6 mai est le moment pour repartir à l’offensive sur nos exigences.

D’autant que le risque est grand que la phase 3 de la décentralisation annoncée vienne amputer encore les compétences de nos services et celles de Pôle Emploi ; d’autant que le nouveau gouvernement annonce
une continuité dans la politique de réduction des effectifs ; d’autant que les projets de réforme organisant la casse de l’Inspection du Travail se poursuivent.

Nous appelons donc l’ensemble des agents à organiser avec leurs syndicats dans les départements et les régions, ces assemblées locales dans la deuxième quinzaine de septembre 2012.

12 juillet 2012


Article publié le jeudi 18 octobre 2012