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Quand la Dagemo montre les crocs, les petits directeurs agitent la queue...

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Petits directeurs - SUD Travail Paris

Tous les agents sont informés de la nouvelle campagne de menaces de la DAGEMO, relayée par le Direccte IDF, qui invite les agents à reprendre la saisie de Cap-Sitere sous peine de sanctions.

Mais pour prendre des sanctions, il faut des rapporteurs locaux, autrement dit des petits chefs qui vont pointer individuellement les agents de leur service et faire remonter les noms des bons et des mauvais élèves, au niveau supérieur.

C’est ainsi qu’à Paris, des directeurs de secteur se livrent depuis quelques jours à un étonnant manège : ils arrivent chez les agents, qu’ils soient occupés ou non à recevoir le public durant une permanence, qu’ils rédigent une procédure pénale ou un courrier
d’observation, s’assoient sans y être invités, et leur posent les mêmes essentielles questions : « Vous comptez saisir Cap Sitere ? Vous avez l’intention de suivre des mots d’ordre syndicaux ? Vous avez besoin d’une formation au logiciel ? Vous savez que vous encourrez
des sanctions, comme de ne pas figurer sur le tableau
 ».

On se croirait revenus en 2009, quand l’apprenti sorcier Ricochon avait décidé de faire convoquer 130 agents et d’en sanctionner 76. Depuis, tous ont triomphé au Tribunal administratif et regagné l’argent qui leur avait été indûment séquestré (34.000 euros) en parts de primes. Le directeur, qui avait commis « une faute de nature à engager la
responsabilité de l’Etat »… s’en est tiré avec une promotion en directeur régional.

Hier comme aujourd’hui, il est clair que les ordres venus d’en haut ne peuvent pas fonctionner sans petits chefs, contremaîtres bureaucrates locaux qui sont juste bons à surveiller et à faire punir, mais qui vous renvoient vers Armidoj dès que vous leur posez une question en droit du travail, ou vers le RUT ou le Direccte dès qu’il s’agit de prendre
une responsabilité liée à la bonne marche du service.

Heureusement, tous les directeurs de secteur ne sont pas à ranger dans la même boîte. Il n’est point besoin à ce stade de citer de noms, les agents savent par eux-mêmes faire le tri entre responsables de secteur et chefaillons éplucheurs de Cap-Misère.


Article publié le jeudi 11 avril 2013